Mali : Un pouvoir à double vitesse

Après l’échec du mouvement démocratique avec la chute du régime ATT en 2012 et les difficultés du régime IBK à combattre les maux qui minent notre administration et les services publics de l’Etat, la société civile doit s’autosaisir pour faire la promotion des élites patriotes, honnêtes et loyaux afin de permettre aux maliens d’avoir confiance en leurs dirigeants.
L’injustice dans la gestion et le traitement des enfants d’un même pays a toujours conduit à des désordres aux conséquences incalculables. Les exemples ne manquent pas. Dans la pratique, l’usage du pouvoir discrétionnaire par les responsables des services de l’Etat est tout à fait normal quand c’est honnêtement utilisé. Mais, il est surtout un pouvoir discriminatoire pour la plupart de nos dirigeants à des postes de responsabilité. Il est à la base du népotisme, du favoritisme, de l’injustice, de la corruption et du vol planifié dans la plupart des services de l’Etat. D’où, la nécessité par les plus hautes autorités de spécifier l’utilisation du pouvoir discrétionnaire.
Le fonctionnement de nos services n’est autre que la suite logique de la conduite de nos Institutions sensées être des garde-fous pour le peuple. Aujourd’hui, les maliens sont très confus quant à la façon de faire de nos autorités sur certains faits très préoccupants :
1. L’amnistie accordée à des traitres et terroristes de 2012 à nos jours pour une paix à tout prix ;
2. Le jugement du Général Amadou Haya SANOGO et certains membres du CNRDRE ;
3. Le vote à l’Assemblée Nationale par la majorité de nos illustres députés pour annuler les poursuites judiciaires engagées contre le Général ATT ;
4. Le vote encore à l’Assemblée Nationale, toujours par la majorité des mêmes illustres députés pour poursuivre le Premier ministre Moussa MARA, suite à sa visite de mai 2014 à Kidal, une capitale régionale au même titre que Tombouctou et Gao au Mali. Paix à l’âme de tous les disparus des tristes évènements occasionnés par les différentes rébellions ;
5. La mise en place d’autorités intérimaires qui ne disent pas leur vrai nom ;
6. La signature ou non signature avec l’Union Européenne d’un accord de réadmission de nos compatriotes en situation irrégulière.
Certains commis de l’Etat ont fait des structures de l’Etat leur patrimoine, ou des GIE en leur nom. Le ridicule ne tue plus au Mali. Regardons-nous dans le miroir et faisons notre autocritique. Un adage de chez nous dit qu’ « Au lieu de t’en prendre à l’endroit où tu es tombé, il faut plutôt blâmer l’endroit où tu as trébuché ».
Que Dieu préserve le Mali. Amen
A suivre
Bakary Djan SIDIBE
Secrétaire d’administration

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