Mamadou Sanogo, une victime collatérale oubliée par les officiels

L’attaque à la voiture piégée qui a ciblé le Centre d’Instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro a fait une victime collatérale, oubliée par les officiels dans leurs communiqués. C’est un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, Mamadou Sanogo, tué sur le coup et sa moto réduite en morceaux. Le pauvre s’était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment.
Ouvrier saisonnier dans l’exploitation de sable et de gravier, il revenait d’un concert à la Salle Siramory Diabaté, située à 300 m du lieu de l’attaque. Quelques heures après le drame, ses parents ont présenté sa carte Nina à la police pour établir son certificat de décès. Triste destin !
Le ratissage fructueux de la SE
Juste après cet attentat, la force spéciale de la Direction générale de la Sécurité d’Etat a mené une opération de ratissage qui a abouti à la découverte d’un second véhicule au niveau du flanc de la colline Nianankoulou. Ce ratissage a donc été fructueux car il a permis de mettre en déroute un second commando.
« Après des échanges de coups de feu, dans l’après-midi du dimanche, la force spéciale de la Sécurité d’Etat a neutralisé un assaillant et récupéré des sacs contenant des munitions de divers calibres, des chargeurs garnis, des grenades, des armes AK-47 et des bouteilles d’essence ainsi que des effets militaires. Les autres membres du commando ont été mis en déroute, les recherches se poursuivent… », nous a confié une source proche des services de renseignements maliens.
Les impacts de la déflagration
La déflagration du véhicule bourré d’explosifs a causé d’énormes impacts sur les habitations aux alentours du lieu de l’attaque. Selon des sources locales, le bruit de l’explosion entendu à plusieurs kilomètres de la ville, comme à Massala par exemple, a réveillé subitement toute la ville de Koulikoro. Des maisons ont été fissurées, les portes et fenêtres soufflées. Certaines personnes proches du lieu ont des problèmes d’audition dus au bruit de l’explosion. Il nous revient qu’un membre de l’équipe de garde de ce jour est fortement menacé de surdité.
Des défaillances techniques au CICB
Le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a ouvert ses portes le 26 janvier dernier après des années de travaux de rénovations pour plusieurs milliards de nos francs. Comme si l’équipe du CICB n’avait pas procédé à une phase de test, les nouvelles installations présentent de nombreuses défaillances. Lors de la cérémonie d’ouverture du forum sur la santé, le vidéoprojecteur de la salle Djeli Baba Sissoko a joué un mauvais tour aux organisateurs.
Après deux tentatives infructueuses, l’appareil a finalement répondu. Le 19 février dernier, lors du point de presse des organisateurs des Rencontres africaines de la photographie de Bamako dans la salle Fodé Kouyaté, des problèmes de sonorisation ont obligé certains intervenants à parler à haute voix pour se faire entendre.
Source: Le Challenger

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