N’Diaye Ramatoulaye Diallo, lors du lancement du Festival Ag’na : ‘’Nous n’avons de richesse durable que notre patrimoine culturel’’

Du 27 au 29 février 2020, Koulikoro a vibré au rythme du festival Ag’na, édition 2020. Pendant trois jours, les festivaliers ont eu à démontrer l’image d’un Mali pluriel, uni et solidaire, à travers la danse, la musique, des conférences de presse et plusieurs activités culturelles.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, qui avait à ses côtés, sa collègue de l’Artisanat et du Tourisme, Nina Wallet Intallou, le Président du Réseau Kya, Fousseyni Diakité, des autorités administratives et des notabilités de la ville de Koulikoro. Le festival  Ag’na ou culture en langue tamasheq est le couronnement de 20 ans d’innovation et d’entreprenariat pour la promotion de la diversité culturelle du Mali, avec comme pierre angulaire, la reproduction des grandes fêtes traditionnelles touarègues de Kidal (Takoubelt) et de Tombouctou (Temakannit).

Le ministre de la Culture a rendu hommage à tous les festivaliers et amis du Mali qui bravent parfois les alertes sécuritaires de leurs chancelleries pour prendre part au festival. Elle a également transmis ses pensées et soutiens à nos vaillants FAMA qui paient parfois au prix du sacrifice ultime notre droit aux libertés fondamentales et nos aspirations humaines de base, comme la célébration de nos identités par le biais des arts et de la culture.

Dans le vif du sujet, N’Diaye Ramatoulaye Diallo a fait savoir que le festival Ag’na est une manifestation récréative et festive pour le Ministère de la culture et dans l’esprit patriotique des acteurs culturels qui animent cette plateforme : «Ag’na est l’expression collective de notre foi en la capacité des arts et de la culture, à désarmer les cœurs et préserver notre héritage matériel et immatériel. C’est à dire, nos valeurs de paix, de brassage interethnique, de diversité culturelle, de tolérance mutuelle et de respect même de l’altérité».

Plateforme de démocratie culturelle

Pour la Cheffe du département de la culture, le festival, Ag’na, c’est surtout, une plateforme de démocratie culturelle. Une démocratie culturelle est le premier des douze objectifs définis par la charte de la renaissance culturelle africaine dont le Mali est le premier signataire et le Président Ibrahim Boubacar KEITA a la mission de promouvoir et de mettre en œuvre, en sa qualité de Coordinateur des Arts, de la Culture et du Patrimoine pour l’Union Africaine.

Mme le ministre a profité de l’occasion pour saluer Mani Ansar, son équipe et tous ses partenaires pour leur contribution immense à la promotion, la diversité culturelle et la culture de la paix au Mali. «J’ai coutume de le dire, et j’aime à le redire, nous n’avons de richesse durable que notre patrimoine culturel. Nos chants, nos arts vestimentaires et culinaires, traduisent notre vision du monde et révèlent notre identité », a-t-elle soutenu.

Bintou Diarra

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