Pr Abdoulaye Niang à propos de la démolition de sa ferme : “La facture sera salée pour le Trésor public…”

Pour le Pr Abdoulaye Niang, promoteur de la ferme Tambaroua Business Farming de Samako, détruite en 2016 sur décision de justice, le manque à gagner qui s’élève de 150.000 à 200.000 FCFA par jour, sera intégralement payé par l’Etat. « Rien ne sera perdu. C’est la dette intérieure du Mali qui sera en jeu car, les pertes journalières sont comptabilisées et seront remboursées », dit-il.

Le promoteur de la ferme Tambaroua Business Farming de Samako ne décolère point au regard du préjudice subi et des pertes d’emploi provoquées par la démolition de sa ferme. Révolté, il prévient qu’il sera intégralement remis dans ses droits au centime près en dépit des menaces dont il fait l’objet. Selon lui, sa ferme a été démolie suite à une confusion savamment orchestrée par des géomètres et des juges concernant les parcelles 35 B et 38 B.

A l’en croire, il a fallu deux mois de recherche intensive au niveau du Centre d’étude statistique pour découvrir le montage grotesque qui a abouti à la démolition de la ferme. Malgré ses multiples plaintes à la brigade d’investigation judiciaire du camp 1, la saisie de six ministres par correspondance et même du Président de la République, il n’y a eu aucune suite depuis le 26 juin 2016.

Ce qui est grave dans cette affaire, selon lui, c’est la dette intérieure du Mali qui va en pâtir. Car, la ferme apportait par jour la bagatelle de 150.000 à 200.000FCFA. « Ce manque à gagner qui s’augmente de jour en jour sera payé malgré les menaces », prévient-il.

Aussi, le Pr. Niang se révolte contre l’envoi au chômage de centaine de personnes suite à la démolition de la ferme. « Outre les 24 familles qui travaillaient au niveau de la production, ils sont nombreux ceux ou celles qui tiraient profit des installations et qui gagnaient leur vie », regrette le promoteur qui affirme que ce type d’actions n’encourage pas les investissements au Mali. A noter que cette ferme spécialisée dans l’agriculture de précision était la plus enviée en Afrique avec des investisseurs maliens, américains et canadiens, donc des multinationaux.

Drissa Togola

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