Relance de la ligne Ferroviaire Dakar-Bamako : Le cri de cœur des syndicats des travailleurs du rail

Le buffet de la gare de Bamako a servi de cadre, le 22 mars dernier, à la conférence des syndicats SYTRAIL et SYLTRAIL qui ont réaffirmé leur soutien indéfectible aux efforts des Etats du Mali et du Sénégal dans l’accompagnement des travailleurs DBF (Dakar-Bamako Ferroviaire) pour maintenir la relance des activités ferroviaires.

Les syndicats SYTRAIL/UNTM et SYLTRAIL/CSTM par la voix de leurs secrétaires généraux respectivement Mahamane Thienta et Moussa Keita dit Yao soutiennent les efforts des Etats du Mali et du Sénégal dans l’accompagnement pour la relance des activités ferroviaires.

Selon Mahamane Thienta, la Concession avait laissé comme héritage deux locomotives de ligne très malades, des factures impayées, avec un climat de terreur, de haine, de corruption et de laisser-aller. De l’avis du patron du SYTRAIL/UNTM, les Etats du Mali et du Sénégal ont, en 2003, conjointement concédé l’activité ferroviaire du chemin de fer Dakar-Bamako, à un opérateur privé pour une durée de 25 ans. Et à l’épreuve du temps, a-t-il souligné, il s’est avéré que l’opinion institutionnelle choisie par les Etats n’était pas viable puisque les attentes des travailleurs du rail sur la voie et le matériel roulant n’ont pas donné les résultats escomptés. Il a rappelé que le syndicat SUTRAIL-CNTS/FC du Sénégal en collaboration avec le syndicat SYTRAIL/UNTM du Mali avait organisé une assemblée générale sanctionnée d’une déclaration dite déclaration de Kayes.

A en croire Mahamane Thienta, au regard de ce contrat, les Etats du Mali et du Sénégal avaient décidé de réformer le cadre institutionnel de la concession le 12 mai 2010 à Dakar pour aller vers une nouvelle option dont la mise en œuvre ne devrait pas excéder trois ans.

Il ressort des interventions que les travailleurs du rail apprécient la volonté affichée des deux pays par la décision historique du 07 décembre 2015de mettre fin au dysfonctionnement par la résiliation de la convention de concession de l’exploitation de l’activité ferroviaire sur le chemin de fer Dakar-Bamako. Les travailleurs rappellent que les deux Etats ont pris l’engagement de mettre à la disposition de l’équipe de transition un budget de 7,5 milliards qui devait permettre de prendre en charge les salaires pendant une période, d’acheter des pièces de rechange pour l’entretien et la maintenance des locomotives ainsi que la réhabilitation des points critiques sur la voie.

En soutenant les deux pays pour les gros efforts déployés, les différents syndicats attirent l’attention des deux pays sur les difficultés actuelles de DBF qui ont occasionné, sur le plan technique, un lourdhandicap de l’outil de production à savoir les locomotives, les wagons, etc. Ils appellent les deux Etats à acheter d’autres locomotives.

Bourama Camara* stagiaire*

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