Révision constitutionnelle : Les éclaircissements du Groupe Informel de Défense de la République

Le 22 juillet 2017, au Mémorial Modibo Kéita, le conseiller national, Abdoulaye Coulibaly, a animé une conférence-débat sur la révision constitutionnelle au Mali organisée par le Groupe Informel de Défense de la République.
Cette conférence consistait à édifier les participants sur le contenu de la nouvelle constitution. Ainsi, le conférencier a tenu à préciser qu’aucun article de cette nouvelle constitution ne fait allusion au mariage des homosexuels. «Dans la Constitution, on ne parle même pas de mariage, c’est plutôt dans le code du mariage. Dans ce code, il est dit que le mariage n’est autorisé qu’entre un homme et une femme. Maintenant, certains se basent sur la Charte africaine des droits de l’homme, voté le 25 juin 1981, dans lequel il est dit : ‘’Le peuple souverain du Mali attaché à ses valeurs traditionnelles et historiques’’. Qui peut nous dire que le mariage des homosexuels est une valeur traditionnelle ou historique dans notre pays ?», a-t-il souligné.
Selon Abdoulaye Coulibaly, parmi les 140 articles qui constituent cette nouvelle Constitution, aucun article ne concerne l’excision. Parlant de question relative au pouvoir du Président de la République, le conférencier a précisé : « C’est la Constitution qui détermine le pouvoir du Président de la République. Dans sa fonction, le Président nomme le Premier ministre qui accepte d’exécuter un programme présidentiel. Le jour où celui-ci montre son incapacité à assumer sa fonction, le Président a le pouvoir et le droit de le remplacer. Le système de la nomination du 1/3 des sénateurs est conforme à celui des membres de la Cour constitutionnelle. Sur les 9 sages de la Cour constitutionnelle, le Président nomme 3, l’Assemblée Nationale donne 3 et les 3 autres sont désignés par le Conseil Supérieur de la Magistrature dont le Président de la République est encore le Chef suprême».
En ce qui concerne la question de l’intégrité territoriale, Abdoulaye Coulibaly a souligné que la situation actuelle du Mali ne doit pas empêcher la tenue de la révision constitutionnelle. «Certes, il y a l’insécurité, mais l’intégrité du territoire n’est pas encore atteinte. Toutes les parties signataires de l’accord de paix, ont reconnu l’existence de l’Etat pour avoir accepté la mise en place des autorités intérimaires dont la décision a été signée par le Président de la République. Mieux encore, le Président a tracé sa ligne rouge qui n’a pas été franchie. Il s’agit de la forme laïque, démocratique et républicaine du pays », a-t-il ajouté.
Enfin, le conférencier a rappelé que le Groupe Informel de Défense de la République est composé de la majorité, de l’opposition et de la société civile dont l’objectif est de donner la bonne information au peuple sur le projet de la révision constitutionnelle.
Dans son mot d’introduction, Nancouma Kéita, Président du Groupe Informel, a estimé que la rédaction de la Constitution de 1992 impose une nouvelle révision et le référendum coïncide avec la mise en œuvre de l’accord de paix et de la réconciliation. «C’est une obligation de tenir compte de certains éléments dudit accord », a-t-il souligné.
Ousmane Ballo
Source: Le Challenger

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