Rôle de l’industrie dans l’économie nationale : Quel avenir pour le secteur industriel malien ?

Le Ministre du développement industriel, M. Mohamed Ali Ag Ibrahim, était face aux étudiants de Sup management  le samedi 25 mars à l’hippodrome dans l’enceinte dudit établissement. Cette rencontre a servi de tremplin au ministre pour dégager les grandes orientations de l’industrie malienne et son rôle dans l’économie nationale. C’était en présence du Directeur Général de l’établissement Habib Mamadou Diallo, du Directeur national de l’industrie Idrissa Traoré, du chef de cabinet du ministère du développement industriel, Hamadoun Abba, de Étienne Fakaba Sissoko professeur d’économie à Sup management et de plusieurs autres personnalités.

Dans son intervention, le ministre s’est dit très satisfait du choix porté sur son département pour cette rencontre, huit (08) mois après sa prise de fonction. Il a souligné que c’est une première depuis l’avènement de la démocratie au Mali qu’un département ministériel soit dédié au développement industriel. Cela témoigne, selon lui, de la détermination et de l’engagement du Président de la République pour faire du Mali un pays industriel, gage d’un meilleur développement.

A en croire le ministre, le Mali est le pays qui importe plus de produits industriels dans l’espace UEMOA. « Pour réduire ou mettre fin à ce phénomène, il faut acheter chez soi, cela nécessite aussi beaucoup de  production chez soi. Il faut donc consommer ce que nous produisons et cela est un facteur qui crée de l’emploi visant considérablement à réduire le chômage », explique Mohamed Ali Ag Ibrahim qui ajoute que si on exploitait 20% du coton malien, le Mali ne serait pas un pays pauvre.

Les matières premières sont nombreuses au Mali, dit-il, il faut donc les mettre en valeur, cela nécessite de grandes orientations pour une meilleure industrialisation. Certes le démarrage industriel est lent et demande de gros investissements pour l’acquisition des équipements modernes. Une fois effectif, il est d’un apport très important dans l’économie nationale.

Le ministre Mohamed Ali Ag Ibrahim a mis en exergue tous les bénéfices que le Mali peut tirer si les matières premières sont transformées sur place et les défis que cela pose.

Il explique que l’industrie de la viande avec l’élevage, peut être utile car, le Mali est le premier de l’UEMOA et le deuxième de la CEDEAO après le Nigeria dans ce secteur. « Il nous faut une politique d’accompagnement tout en veillant sur les normes pour avoir de la bonne qualité ». Quant à l’usine de production d’huile de Koutiala, 10 millions de litres d’huile sont produites, mais il faut une reconnaissance des normes mutuelles pour sa valorisation.

Modibo Ouologuem, Stagiaire

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