Santé

L’hémophilie expliquée aux medias
L’association Malienne de Lutte contre l’Hémophilie et les autres maladies Coagulopathique (MLHEC) et le Secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Bakary Diarra, étaient face à la presse le jeudi 11 août. C’était au siège de l’Organisation Mondiale de la Santé au Mali
(OMS) pour expliquer l’hémophilie et faire comprendre aux medias que l’engagement de tous est essentiel et nécessaire pour l’amélioration de la prise en charge de cette maladie au Mali.
L’hémophilie est une maladie énergétique transmise par les parents à leurs enfants. C’est une maladie rare, environ 1 cas pour 10 000 naissances. Elle se caractérise sur le plan clinique par des saignements prolongés en cas de blessure accidentelle ou provoquée.
Selon Dr Yacouba Lazare Diallo, chercheur et non moins membre de l’association, ces saignements peuvent être extériorisés ou non. « On parle d’hémorragie quand c’est extériorisé. Par contre, si le saignement n’est pas extériorisé, on parle d’hématome ou d’hémorragie interne, selon la localisation ». Aux dires du conférencier, un hémophile peut potentiellement saigner partout et à tout moment. Les saignements dans les articulations sont plus fréquents (environs 70% des signes cliniques) mais la région sous- cutanée, les muscles, l’œil, l’appareil urinaire, l’abdomen peuvent mettre en jeu le pronostic vital du malade. Cela exige du patient et de son environnement familial et médical, une vigilance et certaines précautions individuelles et collectives à savoir, l’organisation des soins et l’éducation sanitaire (auto-administration des facteurs anti-hémophiliques) et mesures d’hygiène.
Selon Dr Diallo, la prise en charge d’un hémophile avec inhibiteur est complexe et couteuse. Cependant, les conférenciers diront qu’au Mali, la maladie n’est pas connue mais à ce jour, notre pays compte 42 malades qui sont répertoriés sur l’ensemble du territoire national (Kayes, Bamako, Ségou, Mopti, Gao, Koutiala, Sikasso). Ces malades sont suivis dans les services de pédiatrie du Centre hospitalier et universitaire Gabriel Touré et de médecine de l’hôpital du Mali ou existent les compétences.
Pour sa part, Djibril Sanogo, Secrétaire général de l’AMALHEC, a rappelé que l’association est née depuis 2012. Aujourd’hui, elle est partenaire avec l’association d’Algérie et d’autres associations.
Une occasion pour eux de présenter des doléances aux autorités maliennes. Car, selon Abbraham Poudiougou, Secrétaire à l‘organisation de l’association, l’hémophilie doit être reconnue en tant que maladie sociale.
A cette conférence, quelques malades de l’hémophilie ont bien voulu témoigner sur leur manière de vivre cette pathologie qui se soigne à vie.
Modibo Fofana

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