Tentative d’assassinat de l’activiste Maréchal Madou, connu pour son opposition à la révision constitutionnelle

Ce Mardi 25 Juillet 2017, au environ d’une heure du matin à Bamako, un jeune activiste du net malien, le nommé “Maréchal Madou” également promoteur de «Madou ka journal » a reçu plusieurs balles à la poitrine selon une source.

C’est un individu inconnu, a ouvert le feu sur le jeune chroniquer surnommé Maréchal Madou, un activiste connu pour sa virulence contre les leaders religieux. C’était dans le quartier de Boulkassoumbou. Le jeune homme a été secouru par des riverains. Madou qui n’a pas perdu connaissance au moment des faits, affirme n’avoir rien entendu, sauf qu’il a vu la vitre de la portière de sa voiture se briser. Ensuite, du sang couler de sa poitrine. Quelques minutes plus tard, le maréchal a été transporté à l’Hôpital du Mali.

Des images ont circulé, présentant la victime débout avec des pansements à la poitrine, et au niveau du bras droit, avec des traces de sang, sur son torse nu, laissant comprendre que le pronostic vital de la victime n’a pas été engagé. Le pire n’est pas arrivé. La victime se repose à l’hôpital en attendant l’extraction des balles de son corps prévue dans la journée.

Selon nos sources, le Maréchal quittait un « grin » pour regagner son domicile quand l’acte inadmissible a eu lieu.

Au moment des faits, « j’étais au téléphone, j’ai pu comprendre, avec des douleurs légères que ma poitrine saignait », explique-t-il à ses amis dans une pièce à l’hôpital du Mali.

En clair, le tireur lui a administré plusieurs balles dans la poitrine.

Heureusement pour la victime, aucun de ses organes au niveau de la poitrine n’a été touché. Et selon les médecins « sa vie est hors de danger ».

Sur place, plusieurs jeunes activistes étaient à côté de leur camarade malgré l’heure tardive.

La police était aussi massivement mobilisée.

Après l’arrivée du Directeur régional de la Police du District de Bamako, le ministre Salif Traoré de la Sécurité intérieur a également effectué le déplacement. Il a été suivi par le ministre de la Communication, Arouna Modibo Touré. De quoi réveiller l’ire de certains activistes comme le rappeur Master Soumi qui a crié devant les ministres présents que « nous irons jusqu’au bout ! ».

L’atteinte à l’intégrité physique de “Maréchal Madou” est un acte grave et condamnable, qui nécessite l’ouverture d’une enquête, pour faire toute la lumière sur cette affaire, situer les responsabilités, rendre justice, particulièrement dans ce contexte de tension sociale et politique, lié à l’initiative de révision constitutionnelle, engagée par le régime du président Ibrahim Boubacar Kéïta.

Abdoulaye Diakité et G. K.

Source: Malijet

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